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L’homme à battre

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26.01.2025

Si Chrystia Freeland avait démissionné du Conseil des ministres de Justin Trudeau à la fin de 2023, plutôt qu’à la fin de 2024, elle aurait moins de difficulté maintenant à se distancier de son ancien patron. Aujourd’hui, ses renoncements en série à des politiques qu’elle avait pourtant défendues comme ministre des Finances et vice-première ministre dans le gouvernement de M. Trudeau jusqu’en décembre dernier ne tiennent simplement pas la route.

Parmi ceux-ci, l’abandon de la hausse des taxes sur les gains en capital annoncée dans son propre budget, en 2024, est particulièrement gênant. En juin dernier, Mme Freeland avait présenté cette mesure phare — qui n’a pas encore été mise en œuvre — comme une question d’équité fiscale. Elle affirmait alors que les riches payaient trop souvent proportionnellement moins d’impôts que les travailleurs de la classe moyenne au Canada.

« Aujourd’hui, il est possible qu’un charpentier ou qu’une infirmière paie un taux d’imposition marginal plus élevé qu’un multimillionnaire, avait-elle dit. C’est pourquoi notre gouvernement augmente le taux d’inclusion des gains en capital supérieurs à 250 000 $ pour les particuliers. Ce nouveau revenu aidera à réduire le coût de la vie pour des millions de Canadiennes et de Canadiens, surtout les millénariaux et la génération Z. Cette mesure aidera à financer nos efforts pour dynamiser la construction de quatre millions de logements........

© Le Devoir