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La CAQ, avant les funérailles

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21.01.2026

Il y a foule, ces jours-ci, vers la porte de sortie de la Coalition avenir Québec (CAQ). On entend de glauques prédictions sur la mort prochaine de la formation politique. L’acte de décès est dressé, la date y est indiquée : le 5 octobre prochain, jour d’élection. On multiplie les autopsies anticipées.

Ayant été chef d’un parti dont tous prédisaient la mort prochaine (indice : ses initiales sont PQ), j’ai acquis un sain scepticisme au sujet de ces morts annoncées. Il est vrai qu’historiquement, les repreneurs de partis impopulaires en fin de second mandat ont, pour reprendre l’expression chérie de François Legault, une moyenne au bâton qui les place en fin de classement.

Et si la CAQ mourait vraiment, qu’est-ce qu’on enterrerait, exactement ? Il faut savoir que le parti a subi, entre sa création en 2011 et son élection en 2018, une transformation radicale. Ex-péquistes, Legault et son alter ego Martin Koskinen avaient tiré une double conclusion : il était impossible de rassembler une majorité pour faire du Québec un pays souverain, il était futile de tenter de réformer le Canada. Je cite leur manifeste : « Il faut sortir du déni et prendre acte de l’état des lieux au plan constitutionnel. À moins d’événements que rien ne laisse présager, ni un renouvellement constitutionnel qui satisferait une majorité de Québécois, ni la souveraineté n’adviendront dans un avenir prévisible. »

La CAQ première mouture jurait de ne pas discuter de ces........

© Le Devoir