La retraite, règles à revoir
En cette fin de campagne REER 2024, qui se termine lundi, ne peut-on pas revisiter les fameuses règles, dont celle du taux optimal de 70 % de remplacement du revenu à la retraite ? Ne serait-ce que pour en constater rapidement les limites et examiner des solutions de rechange.
L’Institut de la planification financière résume. Cette règle stipule que le remplacement de 70 % des revenus bruts préretraite va suffire à conserver le même niveau de vie à la retraite, et elle a « l’avantage notable d’être répandue sur le marché et connue des particuliers ». Mais tout au plus faut-il y voir un point de départ de discussion, car elle ne tient aucunement compte du type de retraite visé et du niveau de revenu nécessaire, souligne-t-on.
Il s’agit d’une règle dite « du pouce » (pour emprunter à l’expression anglaise), elle est largement utilisée à titre de référence, mais elle manque de nuances et, au demeurant, se veut inutilement contraignante. Tout au plus accorde-t-elle un poids probablement disproportionné au fait qu’on ne paie plus les diverses cotisations sociales une fois la retraite venue. Mais aussi qu’elle a le salaire pour point d’ancrage et qu’elle fait fi de l’actif.
Ainsi, qu’en est-il des particularités de chacun, qu’il s’agisse d’un célibataire, d’une personne avec conjoint, avec ou sans enfant, gagnant le même revenu ? Peut-on aussi penser qu’une personne obtenant un revenu de 40 000 $ durant la période active de sa vie pourra maintenir son niveau de vie avec un revenu de 28 000 $ à la retraite ? À l’opposé, il est vrai que les besoins varient avec l’âge, et sont différents à 65 ans et à 90........
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