Iran et faim du monde
La guerre infondée et extraordinairement mal menée de Donald Trump contre l’Iran a des effets négatifs pour les États-Unis, leur prestige et leurs finances. Avec une saignée immédiate, pour le trésor américain, de 25 milliards de dollars officiellement, et probablement de 50 milliards, partis en fumée dans une équipée sans stratégie ni buts clairs, aux effets pervers gigantesques.
Et ce, avant même qu’on ait commencé à compter ses effets délétères, en espèces sonnantes et trébuchantes, pour l’économie mondiale. Dans le monde riche, le prix de l’essence à la pompe est l’illustration la plus criante de ces effets pervers, avec un détroit d’Ormuz désormais contrôlé par l’Iran, expédiant l’inflation dans les étoiles, ce dont le président américain se fiche éperdument.
Dans une déclaration extraordinaire, Trump a en effet avoué ceci le 12 mai : « Je ne pense pas à la situation financière des Américains. Je ne pense à personne. Je pense à une seule chose : nous ne pouvons pas laisser l’Iran se doter de l’arme nucléaire. C’est tout. »
Déclaration extraordinaire, dont seul ce président ne pensant qu’à lui-même (on le savait), totalement dépourvu de surmoi ou de mémoire historique, était capable.
Pour atteindre le prétendu objectif de neutraliser « l’Iran nucléaire » (ce que l’accord JCPOA de 2015, parrainé par les États-Unis de Barack Obama et d’autres pays occidentaux, faisait........
