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Je composte, tu ne compostes toujours pas!

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24.07.2026

Il faut se rendre à l’évidence : le compost, ça ne « pogne pas » à Montréal ! C’est à Toronto que je croise le concept pour la première fois. Je tombe dessus en 2008, lors d’un séjour chez mon amie Heather. Elle m’explique qu’elle dépose ses restants de table et de préparation des repas dans un petit contenant dans sa cuisine. Sur le coup, je n’en saisis pas la portée, malgré mes nombreux cours de biologie et de biochimie — pauvre papa !

Le déclic se fait finalement 13 ans plus tard, en 2021, à la vue de bacs de compostage communautaires sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine. C’est la SOCENV, ou Société environnementale d’écocitoyenneté, qui m’initie à cette pratique.

Un jour, j’appelle pour obtenir le code du cadenas de leur bac, et je tombe sur Boniface, un Sénégalais, étudiant en environnement, qui y fait son stage. Je lui parle de mon enthousiasme et de mon idée d’introduire le concept dans ma commune de la Patte d’oie au Sénégal. Cet étudiant me guide et, depuis, j’en fais aussi à Dakar.

Bien avant son application à tout le territoire montréalais, je commence le mien. Je dépose mes ordures ménagères dans des bacs hermétiques à l’intérieur desquels j’ai inséré des sacs en papier kraft pour absorber les liquides et les odeurs. Et je trimbale le tout jusqu’au site de la SOCENV. Tout un exercice, et pas drôle en hiver ! Ou bien je les dispose en douce dans les petits bacs de compost des immeubles de moins de neuf logements, que je regarde avec envie. Je tiens absolument à faire ce que je peux pour réduire mon empreinte carbone à tout prix.

Pour contrer le prix élevé des sacs compostables, j’utilise le système D : toute boîte de pizza, de céréales ou de biscuits se transforme en boîte de compost. Par exemple, pour la cuisson des plantains, après le découpage des épluchures, tout va dans un sac kraft à 15 sous de chez Metro ou dans un sac à sandwich, puis direction le bac brun.

Ainsi, tout papier........

© Le Devoir