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Éditorial | De l’inacceptable banalité des délais d’enquête

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11.04.2026

Notre journaliste Stéphanie Marin a brossé un portrait troublant de la prise en charge des enquêtes pour agressions sexuelles au sein du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Une victime de viol pourrait attendre des semaines, sinon des mois, avant de rencontrer un enquêteur. Pendant ce temps, l’agresseur court les rues.

L’affaire n’a rien d’une statistique désincarnée. Elle a un visage, Mia (un nom d’emprunt pour protéger son identité). À la suite d’un rendez-vous qui a tourné au cauchemar, elle a été violée, chez elle. Son agresseur sait où elle habite. Il a essayé d’entrer en contact avec elle sur les réseaux sociaux même si elle ne veut pas.

Le SPVM lui a bel et bien confirmé qu’il faudrait des semaines avant que sa plainte soit analysée. Tant et aussi longtemps que le dossier demeure en suspens, elle est à court de moyens pour assurer sa sécurité et retrouver un semblant de quiétude après une agression traumatique. Elle se dit « prise dans l’angoisse constante ».

Un cas isolé, que celui de Mia ? Il semble que non. L’organisme Scène & Sauve, qui agit en prévention dans les événements festifs, a entendu des histoires similaires. Les délais d’attente peuvent même aller jusqu’à un an, selon la cofondatrice de l’organisme, Alexandrine B. Lamoureux.

Au lendemain de la publication de notre article, le........

© Le Devoir