La question qui tue pour le prochain débat des chefs
« Quelles actions comptez-vous entreprendre afin de reprendre le contrôle de notre souveraineté numérique ? » J’ai écouté attentivement les deux premiers débats des chefs. Je constate un enjeu absent jusqu’ici. L’éléphant dans la pièce, comme on dit.
Dans mon nouvel essai, Pas de souveraineté sans souveraineté numérique, qui sera publié prochainement, je souligne l’importance cruciale pour un État, en cette ère, d’avoir la maîtrise de sa souveraineté numérique. C’est aussi vrai pour un État existant, comme le Canada, que pour un État qui aspire à devenir souverain, ou pour un Québec « souverain numériquement », mais au sein du Canada.
C’est donc le cas pour le Québec, qu’il soit dirigé par un parti fédéraliste ou un parti qui veut rendre le Québec souverain.
De nos jours, le numérique, et plus particulièrement l’intelligence artificielle (IA), a fait irruption de façon spectaculaire dans l’actualité. Désormais, l’IA fait peur. Les sommités comme Yoshua Bengio ont lancé un cri d’alarme. Il n’est pas trop tard pour encadrer l’IA, mais il se fait tard.
Or, il faut bien prendre conscience que le Québec est pris en otage par les géants américains du numérique et de l’IA. Rappelons que ces entreprises ont comme propriétaires les personnalités les plus riches de la planète. Elon Musk, Larry Page et Sergey Brin de........
