Une réforme aussi délicate ne peut se faire dans la précipitation
Les cosignataires demandent l’abandon du projet de loi 23.
Lorsqu’un parlement décide de changer des droits de la personne, il ne devrait pas agir dans la précipitation. La réforme de la loi P-38, loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui, portée par le projet de loi 23 (PL23) devrait faire l’objet d’un examen étendu et d’une analyse approfondie.
Le parlement est en ce moment prorogé, ce qui laissera très peu de temps pour analyser le projet de loi d’ici la fin de la législature. Nous demandons donc l’abandon de ce projet de loi.
De nombreuses personnes directement concernées, ainsi que des acteurs de première ligne comme des organismes communautaires, groupes de défense des droits, chercheurs, juristes, intervenants sociaux et professionnels de la santé, expriment des préoccupations importantes sur certains aspects de la réforme. Loin d’être des obstacles au changement, ces préoccupations constituent une contribution essentielle à un débat démocratique sain, alors que le texte, dans sa forme actuelle, risque de bouleverser de nombreuses vies.
Nous unissons donc nos voix aujourd’hui pour demander à la première ministre Christine Fréchette, sa ministre de la Santé Sonia Bélanger et son ministre responsable des Services sociaux Lionel Carmant de ne pas précipiter le PL23 qui nécessite une discussion de fond.
À l’approche d’élections, les débats se polarisent, les échéanciers se compressent........
