Le Liban entre l’horreur de la guerre et l’appel de l’humanité
La succession des conflits ne fait que des perdants alors que la diversité religieuse et culturelle du Liban pourrait faire sa richesse, croit l’auteur.
Chaque fois que la guerre éclate au Liban, ses tragédies ne se limitent pas à la destruction des pierres et des bâtiments. Elles atteignent quelque chose de plus fragile et de plus précieux : le cœur des gens. La guerre ne détruit pas seulement les maisons, elle détruit aussi les ponts invisibles qui relient les enfants d’une même patrie. Elle sème dans les âmes la peur, la colère et parfois une haine qui peut durer longtemps après que les armes se soient tues.
Tout au long de son histoire, le Liban a connu de nombreuses périodes de violence et de division. Trop souvent, les divergences politiques ont fini par devenir des rivalités entre citoyens eux-mêmes. Le voisin devient un adversaire, l’ami devient un étranger, simplement parce qu’ils n’appartiennent pas au même camp politique ou à la même communauté religieuse. Peu à peu, les discours durs et les accusations mutuelles s’installent dans la vie quotidienne, comme si la division était devenue un destin........
