La stratégie d’encerclement progressif de Pékin
Le retour du Canada dans les relations avec la Chine nécessite des garde-fous démocratiques, prévient l’auteure.
Le Canada renoue prudemment avec la Chine. Compte tenu du contexte géopolitique et économique actuel, cette approche est compréhensible.
En tant que grande puissance mondiale, la Chine est un partenaire commercial important et un acteur central sur des enjeux allant de l’intelligence artificielle aux minéraux critiques. Après des années de tensions diplomatiques, de nombreux gouvernements du G7 recherchent une relation plus pragmatique avec Pékin.
Or, s’il y a une leçon à tirer de la dernière décennie, c’est qu’un engagement sans garde-fous crée des vulnérabilités que les États autoritaires peuvent exploiter.
Notre nouveau rapport, « Protéger le G7 : Contrer les opérations d’ingérence de Pékin1 », examine comment les activités d’influence et d’ingérence liées au Parti communiste chinois (PCC) opèrent au sein des démocraties du G7. Bien que les tactiques soient adaptées aux contextes locaux, les mécanismes demeurent remarquablement constants : coopter les élites politiques et économiques, tirer parti des relations économiques, façonner le discours médiatique, cibler les communautés de la diaspora et ancrer l’influence au sein des milieux universitaires et de recherche.
Au sein du G7, les préoccupations concernant l’ingérence chinoise dépassent largement le cadre de........
