menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Kondiaronk, un héros racinien ?

20 0
02.08.2026

Marie-Christine Pioffet relate le dernier discours du chef Kondiaronk, artisan essentiel de la Grande Paix de Montréal de 1701.

Il y a 325 ans jour pour jour mourait, le 2 août 1701, le Tionontati Kondiaronk (ou Kandiaronk, selon la graphie préconisée par le spécialiste du wendat John Steckley). Le chef de Michilimakinac, brillamment mis en scène par l’historien Claude-Charles Le Roy Bacqueville de La Potherie, fut non seulement un redoutable guerrier, mais aussi le principal artisan de la Grande Paix de Montréal signée le 4 août 1701.

Plusieurs manifestations scientifiques et culturelles commémoreront, à la fin de l’été, cet événement.

En effet, Kondiaronk réussit le tour de force de convaincre près d’une quarantaine de chefs de différentes nations autochtones de se rendre à Montréal, alors capitale diplomatique, pour conclure une trêve avec le gouverneur de la Nouvelle-France, Louis-Hector de Callières.

Dans le contexte des guerres intertribales qui ravageaient l’Amérique du Nord, rallier autant de différents leaders pour négocier une entente fut un exploit dont l’histoire américaine connaît peu d’équivalents. Malgré les tensions qui opposent les différents peuples de la Nouvelle-France et la........

© La Presse