OpenAI n’est pas le ministère de l’Éducation
Devant les fréquents déploiements des géants de l’IA et le lent ajustement des méthodes pédagogiques, l’experte en neurosciences Mélissa Canseliet s’inquiète du risque de dette cognitive chez les jeunes.
Le 18 août, OpenAI déployait mondialement ChatGPT for Teens1, une version réservée aux 13-17 ans. Le même jour s’ouvrait à Oakland le procès de Meta, accusée par plus de la moitié des États américains d’avoir sciemment conçu des produits addictifs pour les jeunes. Au Canada, des conseils scolaires ontariens réclament des milliards aux mêmes géants pour avoir « reprogrammé la façon dont les enfants pensent, se comportent et apprennent ».
Est-ce que l’industrie de l’IA répond aux dégâts causés par les réseaux sociaux pour protéger le développement des jeunes ?
Avec ChatGPT for Teens et le blocage des échanges trop affectifs, ainsi que les alertes aux parents, on a de vrais progrès, et il faut le dire. Mais tous traitent du même risque de sécurité immédiat et aucune fonctionnalité ne traite du risque de la dette cognitive et de son impact sur l’apprentissage.
Une étude de l’Académie des sciences aux........
