L’Halloween en mode subversion à Téhéran
Les nombreux interdits du pays des ayatollahs n’empêchent pas les jeunes Iraniens de célébrer certaines fêtes avec le reste du monde, et parfois de se costumer pour être enfin eux-mêmes.
Alors que la liberté d’expression vacille, de l’Amérique du Nord à l’Europe, les journalistes, artistes et intellectuels sont de plus en plus souvent réduits au silence, parfois au prix de leur vie.
Cette fragilité du droit de parole, le peuple iranien la connaît depuis plus d’un siècle.
Dans un pays où la liberté de la presse est absente et où la censure d’État règne, s’exprimer reste un acte de courage. Pourtant, les Iraniens, écrivains, artistes, militants ou simples citoyens, continuent à inventer des espaces de respiration, souvent au péril de leur sécurité.
Comme le rappelait l’avocate Nasrin Sotoudeh, la peine de mort en Iran est devenue un véritable « mode de gouvernance ».
Depuis la mort de Mahsa Jina Amini en 2022, le mouvement Femme, vie, liberté s’est mué en véritable projet de société. Dans une République islamique où la ségrégation de genre et la répression morale sont institutionnalisées, les femmes et la génération Z inventent mille manières de contourner l’interdit : l’humour, les réseaux sociaux, la créativité au quotidien. La résistance s’incarne dans les détails les plus infimes : un voile entrouvert ou absent (malgré le code vestimentaire obligatoire), un éclat de rire dans la rue, ou encore une citrouille posée sur la........





















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