Une occasion pour le Canada d’exercer son leadership retrouvé
Le Canada peut non seulement appuyer une candidature fort intéressante au poste de secrétaire général de l’ONU, mais aussi œuvrer à réformer le système archaïque qui mène à sa sélection.
Dans une lettre d’opinion parue dans La Presse le 7 mai dernier1, je présentais une première analyse des candidats souhaitant occuper les fonctions de secrétaire général (SG) de l’ONU, dont la nomination aura lieu dans les prochaines semaines. L’actuel SG António Guterres quittera ses fonctions le 31 décembre prochain après deux mandats de cinq ans à la tête de l’organisation. Rappelons que selon un principe officieux d’alternance, ce serait au tour de la région de l’Amérique latine et des Caraïbes de voir un de ses candidats élu.
Aucune femme n’a jamais occupé la fonction. Michelle Bachelet, Rafael Grossi, Rebeca Grynspan et Macky Sall étaient candidats en mai dernier. Depuis, quatre autres candidatures se sont ajoutées : Ivonne A-Baki, Carolyn Rodrigues Birkett, María Fernanda Espinosa et Olara Otunnu.
Cinq des huit candidatures sont féminines, ce qui laisse espérer qu’après neuf secrétaires généraux masculins, le plafond de verre serait enfin brisé.
Si l’élection du nouveau secrétaire général se faisait par un vote de l’Assemblée générale, ce serait si simple et tellement démocratique. Mais non, rien n’est simple au sein de cette institution qui vieillit très mal. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le nouveau secrétaire général ne remporte pas une........
