Pour protéger les humains, il faut penser aux animaux
Sachant que la majorité des gens refuseraient d’évacuer leur domicile sans leur animal en cas de catastrophe, les autorités ont tout avantage à inclure ces derniers dans leurs plans d’urgence.
Depuis quelques années, un même scénario revient chaque été : des incendies de forêt menacent des communautés, forcent l’évacuation de milliers de personnes et rappellent que les catastrophes naturelles ne sont plus des évènements exceptionnels. Le Québec n’est pas immunisé : nous sommes également victimes de ces évènements climatiques extrêmes et de leurs conséquences – ciels orangés, dégradation de la qualité de l’air, évacuations d’urgence comme celles causées par les feux dans le nord de la province en 2023, où des animaux ont été laissés derrière.
Face à cette nouvelle réalité, les gouvernements de tous les niveaux renforcent leurs mécanismes de prévention, d’intervention et d’évacuation. L’angle mort persiste : l’inclusion des animaux de compagnie dans les plans d’urgence. Cette omission peut sembler secondaire, mais elle ne l’est pas. Elle révèle une lacune importante dans notre préparation collective, susceptible d’entraîner de graves conséquences pour les citoyens et pour les communautés dans lesquelles ils résident.
Lorsque les plans d’évacuation ne prévoient pas de solution réaliste pour les animaux, la sécurité publique en souffre. Des personnes refusent de quitter leur domicile si elles doivent laisser leurs chiens, leurs chats ou........
