De douloureux rappels de la fragilité de nos existences
La psychologue Deborah Ummel souligne que le caractère apparemment absurde de certaines morts se heurte parfois à notre besoin de donner un sens à nos vies.
La fusillade à Montréal et le double séisme au Venezuela ramènent douloureusement à notre conscience le caractère fragile et éphémère de la vie. Car si nous avons une certitude, c’est que les êtres vivants sont mortels, et donc, que la vie peut s’arrêter à tout moment. C’est un fait que l’on comprend, sur le plan intellectuel, mais c’est toute une autre histoire lorsque des évènements comme la fusillade ou le double séisme surviennent. Évidemment, les personnes directement concernées le vivent de plein fouet, et j’en profite pour leur exprimer mes plus sincères condoléances. Or, sur le plan collectif, ces évènements peuvent aussi nous bouleverser.
Comment peut-on expliquer notre désarroi ?
La psychologie existentielle peut apporter ici un éclairage bienvenu. Elle postule que les êtres humains sont confrontés à des paradoxes existentiels inévitables, comme une tension entre la liberté et l’angoisse, ou encore celle entre la solitude et les liens interpersonnels. Dans le cas de la fusillade et du double séisme, les deux paradoxes suivants peuvent........
