Alors que le chanteur Patrick Bruel a été placé en garde à vue lundi 8 juin dans le cadre d’une enquête pour violences sexuelles, cette affaire interroge une fois de plus le silence des victimes. Loin d’être uniquement psychologique, ce délai dans la prise de parole révèle, selon Marie Grand, les inégalités de crédibilité dans l’espace public et la difficulté collective à entendre certaines paroles.
Affaire Patrick Bruel : « Pourquoi avons-nous rendu la parole des victimes si difficile à entendre et à énoncer ? »
Dans l’affaire Patrick Bruel, comme dans les affaires Poivre d’Arvor ou Depardieu, une même question revient : pourquoi si tard ? Pourquoi les victimes attendent-elles si longtemps pour parler ? Parmi la trentaine d’accusations et la douzaine........
