Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy portera à nouveau un bracelet électronique, le tribunal a rejeté sa demande de confusion des peines
La demande de confusion des peines de Nicolas Sarkozy, dans les dossiers Bismuth et Bygmalion, a été refusée par le tribunal correctionnel de Paris. L’ancien chef de l’État devra donc purger sa peine d’un an de prison dont six mois ferme, avec aménagement.
Les audiences judiciaires s’enchaînent, les défaites avec. Quelques jours avant le procès en appel dans le dossier libyen, à partir du 16 mars, Nicolas Sarkozy s’est vu refuser, ce lundi 9 mars, la confusion de sa peine dans le procès Bygmalion avec celle dans le procès des écoutes téléphoniques (dit Paul Bismuth). L’ancien chef de l’État a été définitivement condamné dans ces deux affaires, respectivement à un an d’emprisonnement dont six mois ferme et trois ans de prison dont un an ferme sous bracelet électronique.
L’objectif de Nicolas Sarkozy et de ses conseils était donc de faire fusionner les peines afin de ne pas avoir à exécuter celle du procès Bygmalion, ayant déjà purgé celle de l’affaire Bismuth, avec le port d’un bracelet électronique du 7 février au 12 mai 2025. Selon cette décision, l’ex président de la République devra donc purger ses six mois de prison ferme, aménagés comme l’avait suggéré la cour d’appel de Paris, avec un nouveau bracelet électronique.
Sous bracelet électronique pour le procès en appel dans l’affaire du financement libyen
Pour rappel, l’affaire Bygmalion, du nom de l’entreprise en charge de l’organisation des meetings du candidat Sarkozy en 2012 concerne un dépassement des frais de campagne estimé à 20 millions d’euros. Un montant que les responsables de l’UMP et de la campagne ont cherché à dissimuler en mettant en place un système de double-facturation permettant de retirer l’organisation de plusieurs meetings des comptes de campagne. Celle-ci aura coûté au total 42,7 millions d’euros, du fait de la volonté du président-candidat d’organiser « un meeting par jour », parfois pharaonique, malgré les alertes des experts-comptables.
Nicolas Sarkozy condamné dans l’affaire du financement libyen : récit d’une audience historique
Nicolas Sarkozy, qui considérait en 2014 que « quand un individu revient pour la 17e fois devant le tribunal, il doit être puni pour l’ensemble de son œuvre », pourrait donc retourner à la cour d’appel de Paris avec un bracelet électronique, du 16 mars au 3 juin pour le procès en appel dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007. Condamné à cinq ans de prison ferme en première instance pour association de malfaiteurs, il a ensuite effectué vingt jours de détention. Pour le moment.
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