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Incendie en Gironde : « Les autorités nous ont forcés à évacuer, la maison s’est écroulée trois heures plus tard », Bruno Tauby, un réfugié climatique parmi 220 000

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Le sinistré de la commune du Porge, en Gironde, a perdu sa maison dans la nuit de jeudi à vendredi. En dépit de cette terrible épreuve, il continue avec ses fils de sillonner le quartier pour participer à l’effort de lutte contre les flammes.

Une parabole et une piscine. C’est tout ce qu’il reste de la maison de Bruno Tauby, au Porge (Gironde). Ce rectangle bleu pollué par la cendre, dernier témoin d’une vie heureuse sur le bassin d’Arcachon. Posté devant la bâtisse fondue par les flammes, le sinistré n’arrive pas à réaliser ce qui vient de se produire. « Il n’y a plus rien, c’est irrécupérable », se désole-t-il. Le quartier, situé à un kilomètre du bourg, est sans doute le plus touché par le mégafeu de l’ensemble de la Gironde. Rien que sur la commune, en plus de la sienne, ce sont au moins 178 maisons qui sont parties en fumée. Des résidences principales, pour la plupart.

« Cette maison, confie Bruno, on l’a construite nous-mêmes avec ma femme, il y a plus de vingt ans. On avait dessiné les plans, puis on avait œuvré pendant dix-huit mois avant d’y vivre. » Les meubles, les photos de famille, les jouets des petits-enfants… Le feu a tout consumé. Au sentiment d’affliction s’ajoutent de profonds regrets : « Avec un ami et mes deux fils, on avait réussi à la sauver dans un premier temps en l’arrosant, dans la nuit de jeudi à vendredi. Vers 4 heures du matin, les autorités nous ont forcés d’évacuer. La maison s’est écroulée trois heures plus tard. »

Fallait-il rebrousser chemin au mépris des consignes de sécurité et, surtout, au péril de sa vie ? Alors que certains habitants du Porge et d’autres communes sinistrées ont bravé l’arrêté préfectoral d’évacuation pour sauver leur bien, le Porgeais ne peut s’empêcher d’en vouloir aux policiers qui l’ont sommé de partir. Son fils, Laurent, partage le même sentiment et regrette de ne pas avoir pu « aller au bout des choses ». C’est tout près d’ici que Bruno s’est........

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