Pauvreté et inégalités record : le bilan social de Macron vire au rouge vif
Le bilan final du macronisme approche à grand pas, et en matière de pauvreté et d’inégalités, les chiffres publiés année après année par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) sont à chaque fois plus impitoyables pour le locataire de l’Elysée.
La dernière livraison, qui concerne l’année 2024, confirme – en pire – le triste tableau déjà peint en 2023 : la pauvreté se maintient à des niveaux très élevés, et les inégalités se stabilisent à des hauteurs historiques. Ce cru 2024 est d’autant plus inquiétant qu’il s’agit d’une année de « rattrapage » post-inflation.
Un optimiste (ou un défenseur d’Emmanuel Macron) aurait pu arguer que les mauvais chiffres de 2023 étaient liés à un contexte particulier, entre prix qui s’envolent, salaires qui mettent du temps à suivre, et revenus financiers qui permettent aux riches de tirer leur épingle du jeu.
Mais cette ligne de défense ne tient plus pour 2024. L’année s’est révélée, dans l’absolu, plutôt favorable pour les classes populaires, sans toutefois leur permettre de pouvoir rattraper les plus aisés. Deux chiffres donnent l’étendue du phénomène : le taux de pauvreté (stable à 15,4 %) et l’indice de Gini, qui mesure les inégalités, et est en hausse de 0,005 point, n’ont jamais été aussi élevés depuis 1996, date à laquelle l’Insee a commencé à calculer ces deux séries.
Comment expliquer qu’une année plutôt propice à l’égard des moins fortunés n’ait pas pu améliorer ces chiffres ? Tout simplement parce que la pauvreté est une notion relative. Est pauvre celui qui a un niveau de vie inférieur à 60 % du niveau médian. Si ce dernier progresse........
