Les relations avec Moscou, Washington et Bruxelles planent sur les élections en Arménie
Le premier ministre arménien sortant, Nikol Pachinian, multiplie les gestes d’ouverture vers l’Europe et les Etats-Unis, l’économie du pays demeurant très dépendante de la Russie, qui soutient des candidats d’opposition.
A l’approche des élections législatives du 7 juin en Arménie, les relations de ce petit pays du Caucase de trois millions d’habitants avec la Russie voisine s’enveniment.
Le 27 mai dernier, Moscou a en effet informé Erevan, au travers la porte-parole de sa diplomatie Maria Zakharova, de son intention « de suspendre ou de dénoncer de manière unilatérale » un accord sur la livraison de gaz, de produits pétroliers et de diamants bruts russes « si l’Arménie poursuit le processus d’adhésion à l’Union européenne ». Le lendemain, la Russie a annoncé restreindre l’importation de fruits et de légumes en provenance d’Arménie, invoquant des problèmes phytosanitaires.
Les signes d’ouverture...
A l’approche des élections législatives du 7 juin en Arménie, les relations de ce petit pays du Caucase de trois millions d’habitants avec la Russie voisine s’enveniment.
Le 27 mai dernier, Moscou a en effet informé Erevan, au travers la porte-parole de sa diplomatie Maria Zakharova, de son intention « de suspendre ou de dénoncer de manière unilatérale » un accord sur la livraison de gaz, de produits pétroliers et de diamants bruts russes « si l’Arménie poursuit le processus d’adhésion à l’Union européenne ». Le lendemain, la Russie a annoncé restreindre l’importation de fruits et de légumes en provenance d’Arménie, invoquant des problèmes phytosanitaires.
Les signes d’ouverture du gouvernement arménien dirigé par Nikol Pachinian envers l’Europe et les Etats-Unis se sont en effet multipliés. En 2025, l’Arménie a adopté une loi déclarant officiellement son intention de se porter candidate à l’entrée dans l’Union européenne (UE), dans la continuité d’un partenariat noué en 2017. Le sommet de la Communauté politique européenne qui s’est tenu à Erevan les 4 et 5 mai dernier en présence d’une cinquantaine de dirigeants a débouché sur un plan de développement de 2,5 milliards d’euros. Objectif : moderniser avec l’argent européen les transports, l’énergie, le numérique, et lutter contre la désinformation russe.
En parallèle, le président Emmanuel Macron, en visite d’Etat dans le pays, a salué le choix de l’Arménie de « se tourner vers l’Europe », avant d’annoncer un partenariat stratégique, notamment dans le domaine de la défense. Et le 26 mai, la visite du secrétaire d’Etat Marco Rubio a permis d’annoncer plusieurs accords bilatéraux, notamment sur les minerais critiques.
Lutte contre la corruption
En 2018, Nikol Pachinian et son parti Contrat civil ont gagné les précédentes élections législatives, portés par un fort élan populaire pour une promesse démocratique, se donnant comme objectif de lutter contre un pouvoir oligarchique pro-russe et corrompu.
« Quelques familles se partageaient alors les grands secteurs économiques », expose Cécile Lefèvre, spécialiste de l’Arménie et chercheuse à l’université Paris Cité. A lire........
